Conformité DGFiP du FEC : exigences et vérifications
Comprendre les exigences de l'administration fiscale et s'assurer que votre FEC passe les contrôles de la DGFiP sans difficulté.
1. Article A.47 A-1 du Livre des procédures fiscales
L'article A.47 A-1 du LPF est le texte fondateur du FEC. Issu de l'arrêté du 29 juillet 2013, il définit avec précision le contenu et le format du fichier que toute entreprise tenant une comptabilité informatisée doit pouvoir présenter à l'administration fiscale.
Cet article précise :
- Les 18 champs obligatoires du FEC et leur ordre (JOURNALCODE, JOURNALLIB, ECRITURENUM, etc.)
- Le format du fichier : texte à plat avec séparateur tabulation ou pipe
- La convention de nommage : [SIREN]FEC[AAAAMMJJ].txt
- Les règles de formatage : dates en AAAAMMJJ, montants avec séparateur décimal virgule
- L'obligation de ne contenir que des écritures validées
L'article distingue deux situations :
- Comptabilité en partie double : les 18 champs standards s'appliquent
- Comptabilité de trésorerie : un format simplifié est prévu avec des champs adaptés
2. Les outils de contrôle de la DGFiP
ALTO2
ALTO2 (Application de Lecture et de Traitement Optimisé) est le logiciel utilisé par les vérificateurs de la DGFiP pour analyser les FEC. Développé en interne, il permet :
- L'import et la validation du fichier FEC (contrôles de structure)
- Les tris et filtres sur tous les champs (par journal, par compte, par date, par montant)
- Les calculs statistiques (totaux, moyennes, répartitions)
- La loi de Benford appliquée aux montants en débit et en crédit
- Les rapprochements entre le FEC et les déclarations fiscales
- La détection d'anomalies : écritures déséquilibrées, doublons, écritures hors exercice
Le saviez-vous ?
Vericompt reproduit les contrôles effectués par ALTO2 et va au-delà avec des tests substantifs supplémentaires. Contrôler votre comptabilité avec Vericompt revient à simuler un premier passage par ALTO2.
ACL et IDEA
En complément d'ALTO2, certains vérificateurs utilisent des outils d'audit de données plus avancés comme ACL Analytics ou IDEA (Interactive Data Extraction and Analysis) pour des analyses plus poussées : échantillonnage statistique, tests de doublons, analyses de tendances.
3. Les contrôles effectués par l'administration
Les contrôles se déroulent en plusieurs niveaux, du plus technique au plus substantif :
A Contrôles de structure (bloquants)
B Contrôles de format (anomalies)
C Contrôles de cohérence comptable
D Analyses substantives
4. Checklist de conformité DGFiP
Utilisez cette checklist pour vérifier que votre FEC respecte les exigences de l'administration :
5. Comment Vericompt réplique ces contrôles
Vericompt a été conçu pour reproduire fidèlement les contrôles effectués par la DGFiP, et les compléter par des analyses supplémentaires :
- Tests Fi (Fichier) : vérifications du nommage, du séparateur, de l'encodage — identiques aux contrôles de structure d'ALTO2
- Tests Ch (Champs) : présence et non-vacuité des 18 colonnes obligatoires
- Tests Fo (Format) : validation des formats de dates, montants, plan comptable
- Tests Eq (Équilibre) : équilibre par écriture, par journal, par date, équilibre global
- Tests Co (Cohérence) : codes-libellés journaux et comptes
- Tests Ec, Vte, Treso, etc. : analyses substantives dépassant les contrôles ALTO2
6. Points de vigilance
Export depuis le logiciel comptable
Vérifiez que votre logiciel dispose d'une fonction d'export FEC conforme. Certains logiciels proposent plusieurs formats d'export : assurez-vous de sélectionner le format réglementaire et non un format CSV générique.
Écritures d'à-nouveau
Les écritures d'ouverture (à-nouveau) doivent figurer dans le FEC. L'absence de ces écritures peut être signalée comme une anomalie par l'administration.
Multi-exercices
Un fichier FEC correspond à un seul exercice comptable. Si vous gérez des exercices à cheval sur deux années civiles, le fichier doit couvrir l'intégralité de l'exercice, et le nom du fichier doit porter la date de clôture.
Comptes centralisés
Si votre comptabilité utilise des comptes centralisés (clients/fournisseurs), le FEC doit présenter les écritures au niveau du détail (par facture), et non au niveau des écritures de centralisation mensuelles.